Samedi 5 octobre, deuxième jour de travail, et autant dire qu’il y a toujours autant de buns à couper !
Fergburger, pour ceux qui ne connaissent pas, a vu le jour en février 2001, dans un petit garage près de Cow Lane. C’était un lieu un peu caché, presque secret, qu’on trouvait surtout grâce au bouche-à-oreille. Aujourd’hui, Fergburger est installé sur Shotover Street, juste à côté de sa nouvelle extension, Ferg Baker.
Ferg Baker, donc là où je travaille, c’est la petite sœur de Fergburger, ouverte en 2011. Cette boulangerie propose des tourtes, des pâtisseries, des sandwiches, du pain et des gâteaux, bref, de quoi combler toutes les petites faims !
Les jours de travail s’enchaînent et se ressemblent, je ne vois pas le temps passer. Je marche environ 17 km par jour avec tous les allers-retours entre les différents lieux de Ferg ! C’est épuisant mais en même temps, le rythme me plaît.
Jeudi, normalement un jour de repos, mais j’ai remplacé un collègue malade, histoire d’avoir plus d’heures et un meilleur salaire. Ce que j’adore dans ce job, c’est de commencer à 6h du matin. Ça me permet de finir à 14h et de profiter pleinement de la journée. Après le boulot, j’ai rejoint Amalia et Lomane pour un verre au bar, et on s’est retrouvés au restaurant à 17h. Nous tombons dans l’habitude des horaires à l’anglaise, au secours !


Pour une petite pointe d’histoire, Queenstown est une station touristique incontournable de la région de l’Otago, au sud-ouest de l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Perchée au bord du lac Wakatipu, un lac en forme de Z, long et fin, sculpté par les glaciers, cette petite ville offre des vues à couper le souffle sur des montagnes comme The Remarkables, Cecil Peak ou Walter Peak, sans oublier Ben Lomond et Queenstown Hill qui dominent directement la ville.
Ce qui fait de Queenstown une destination aussi spéciale, c’est son côté aventureux : la ville est un véritable hub pour les amateurs de sensations fortes, que ce soit pour le ski, le parachutisme, le VTT ou les randos épiques.
En langue māori, Queenstown s’appelle Tāhuna, qui signifie « baie peu profonde », un clin d’œil à sa situation sur les rives du lac. Pour ce qui est de l’origine du nom Queenstown, plusieurs légendes existent. La plus crédible raconte qu’après l’arrivée de William Rees et l’installation de sa ferme, le lieu fut d’abord surnommé The Station. Mais avec l’arrivée des mineurs pendant la ruée vers l’or, la ville prit rapidement le surnom de The Camp entre 1860 et 1862. Parmi ces mineurs, beaucoup étaient irlandais, et ils se souvenaient de la ville de Cobh, en Irlande, rebaptisée Queenstown en 1850 en l’honneur de la reine Victoria. C’est lors d’une réunion publique en janvier 1863 que la ville au bord du lac fut officiellement nommée Queenstown, et dès le 9 ou 10 janvier, le journal Otago Witness faisait déjà référence à la ville sous ce nom.
Bien avant l’arrivée des Européens, la région était habitée par les Māoris. Le premier Européen à apercevoir le lac Wakatipu fut Nathanael Chalmers en 1853, guidé par Reko, le chef des Tuturau. On sait aussi que les Māoris fréquentaient la région de Glenorchy, comme en témoignent les restes de filets, paniers à anguilles et lances retrouvés sur place.
Ce sont finalement William Gilbert Rees et Nicholas von Tunzelmann qui s’établirent les premiers dans la région, avec Rees créant une ferme en 1860 sur le site où se trouve actuellement le centre-ville de Queenstown. Mais la découverte d’or dans la rivière Arrow en 1862 changea tout, et Rees transforma rapidement son hangar à laine en hôtel pour accueillir les chercheurs d’or qui affluaient.
Aujourd’hui, Queenstown conserve encore des vestiges de cette époque dorée. De nombreuses rues, comme Camp Street, portent des noms rappelant la ruée vers l’or, et plusieurs bâtiments historiques subsistent encore, ajoutant une touche authentique à cette ville dynamique.
Vendredi, mon seul jour de repos de la semaine, je vais en profiter à fond avant d’enchaîner une semaine de six jours de travail. Au programme : lessives, courses pour les deux semaines à venir, et un passage chez le coiffeur pour un petit rafraîchissement capillaire.