Semaine 12 : Que l’aventure commence

Samedi 7 septembre, je prépare un dernier banana bread pour que tout le monde profite une dernière fois de mes talents. Il est encore meilleur que le précédent, et on dirait bien que je commence à me faire une petite réputation avec ça.

Ensuite, on part pour ma dernière soirée à Auckland chez Alban et Canelle. Soirée tranquille, mais sympa, avec des nouveaux Français arrivés à l’auberge. Je ne rentre pas trop tard, car le lendemain, je dois me lever tôt pour retrouver Agathe qui arrive à 8h30, pour démarrer notre road trip dans l’île du Sud.

Dimanche, réveil à 7h pour rendre mon lit, rejoindre Agathe et prendre l’avion direction Christchurch, un vol tranquille d’1h30. Une fois sur place, on récupère nos bagages puis notre van JUCY, une boîte automatique, évidemment… pas vraiment fan. Après s’être installés, on file vers le nord de l’île du Sud, direction Picton.

Sur la route, on s’arrête à Kaikoura, une petite ville super sympa avec une vue incroyable entre montagnes et océan. On arrive à Picton vers 19h30, et c’est galère pour trouver à manger et encore plus pour dénicher un endroit où garer le van gratuitement pour la nuit. Finalement, après 6h30 de route, on trouve un parking gratuit pour passer la nuit.

Lundi, départ à 6h pour rejoindre la région du French Pass, direction le village d’Elaine Bay. Les villages qu’on traverse sont déserts, les maisons fermées, et personne dans les rues. Arrivés à Elaine Bay, un village très reculé d’environ 50 habitants, nous nous rendons compte qu’on est presque à sec niveau carburant, et la pompe du village ne fonctionne plus. Un pêcheur (le seul habitant qu’on voit) nous indique la pompe la plus proche.

On se lance dans la randonnée prévue, l’Archer’s Track. C’est super sympa, sans trop de difficultés, et on marche principalement en forêt, donc peu de vue sur les paysages de cette région. Arrivés à Penzance Bay, nous prenons une pause déjeuner avant de faire le retour par le même chemin. 19,5 km en 4h30.

Ensuite, direction la station-service pour faire le plein. Problème : mes cartes néo-zélandaises ne passent pas, et j’ai oublié le code de ma carte française à force de payer en sans contact. Une fois le problème règlé, nousprenons finalement la route pour Nelson, la plus grande ville du nord de l’île du Sud, où on s’arrête manger avant de rouler jusqu’à Motueka. Où l’on prend une douche dans un club de gym, car les douches publiques sont toutes à l’eau froide. Enfin, on trouve un campsite gratuit pour passer la nuit à Hawkes Lookout.

Mardi, après une bonne nuit, direction Kaiteriteri, le dernier village accessible avant l’entrée du Parc National Abel Tasman. Nous passons la journée avec la compagnie Wilsons Abel Tasman. Le matin, on fait une visite guidée des différentes baies et de l’histoire de Kaiteriteri. Notre guide est géniale : elle prend le temps de parler doucement et répète si on ne comprend pas. Les paysages sont incroyables, sublimés par une météo parfaite.

Après un repas dans le restaurant du village, on embarque sur un ferry pour Anchorage Bay et on fait une petite randonnée en boucle de 7 km. Avant de retourner à Kaiteriteri, où l’on prend une douche rapide dans les douches publiques – eau glacée ! Ensuite, on prend la route pour le lac Brunner, à 4h30 de là, pour y passer la nuit.

Mercredi, après une nuit fraîche au bord du lac Brunner, on est accueillis par un lever de soleil magique. Nous décidons de faire l’ascension du French Mount. On se lance un peu à l’aveugle, traversant une forêt dense et humide. Plus on monte, plus on cherche notre chemin, parfois on a l’impression de le créer nous-mêmes.

Une fois sortis de la forêt, avec le sommet en vue, Agathe préfère ne pas continuer. J’atteins le sommet après 6 km et 1 000 m de dénivelé positif, en 3 heures. Là-haut, je tombe sur deux personnes qui réparent la station météo du sommet. Nous redescendons et finissons les 12 km aller-retour en 5 heures ; c’est probablement la rando la plus difficile que j’ai faite jusqu’ici.

Pendant la descente, je me blesse au genou, et chaque pas devient un calvaire. On reprend la route vers Hokitika pour faire des courses et manger, avant de faire un stop à Ross pour une douche chaude. Ensuite, on file jusqu’à Wānaka, pour 6h20 de route.

Jeudi, au programme, la célèbre Roys Peak Track, pour une vue imprenable sur le lac de Wānaka et l’accès au sommet du même nom. On attaque la montée et on doit « payer » un droit de passage de 2$NZ (1,5€) car le sentier traverse des terrains privés. La douleur au genou est toujours là, mais on continue. Plus on avance, plus la brume se lève, et on atteint le point de vue en 3 heures. Malheureusement, on ne voit même plus le lac, on est en plein dans les nuages. Nous décidons donc de redescendre car le reste du chemin est enneigé, nous sommes trempés et la vue ne sera pas meilleure.

La descente est difficile à cause de mon genou, mais on boucle les 1 050 m de dénivelé et les 13,5 km aller-retour en 4h30. La randonnée est géniale, et je suis sûr que la vue est incroyable par beau temps. Peut-être une prochaine fois ! Ensuite, nous prenons la route pour Queenstown (1h20 de route) où on profite d’une douche à la piscine municipale, on mange et on se rend au free camp le plus proche.

Vendredi, nous commençons la journée par un brunch dans un café au bord du port, le Boat Shed. C’est super sympa et surtout très bon ! On se balade ensuite en ville, on fait quelques boutiques et un tour dans le parc. Queenstown est vraiment chouette, une ambiance vivante et tout à taille humaine.

Pour finir l’après-midi, je décide de faire le saut à l’élastique le plus haut (139 m) de Nouvelle-Zélande. On prend un bus jusqu’au site du saut, et une fois dans la nacelle, je ressens surtout de l’excitation, sans stress ni appréhension. La sensation est indescriptible et j’ai immédiatement envie de recommencer ! Après ça, on retourne à Queenstown, on mange et on rejoint le même free camp que la veille, car on y était très bien.


Laisser un commentaire