Semaine 1 : Un mouton dans la ville

Samedi 22 juin, 06:30 heure locale (Vendredi 21, 22:30 en France) – J’arrive enfin à Auckland et je suis accueilli par des sculptures en bois à l’aéroport. Passer la douane est une expérience rapide et moderne : il suffit de poser son passeport sur un portique qui valide automatiquement l’entrée. Tout est électronique ! Mais j’insiste pour passer par le guichet de la douane, juste pour obtenir le fameux coup de tampon sur mon passeport. Étonnamment, il n’y a pas de vérification stricte, même pas des fonds nécessaires pour le PVT ou de l’assurance voyage. Les autres PVTistes (personne qui font un PVT) avec qui j’échange confirment la même expérience.

Je prends une navette pour rejoindre mon auberge de jeunesse située en plein centre-ville d’Auckland. La première chose qui me frappe, c’est de voir le chauffeur monter à droite et prendre les ronds-points à l’envers selon notre sens de circulation. Arrivé à l’auberge, je réalise qu’Auckland est le point de chute de nombreux voyageurs en PVT. Sur une trentaine de personnes, je me retrouve avec une quinzaine de Français, je ne suis pas trop dépaysé. Pour pratiquer l’anglais, ce sera pour une autre fois. L’ambiance à l’auberge est super. Elle est très centrale par rapport à tous les points d’intérêts de la ville. Tout le monde s’encourage et se soutient, que ce soit pour se sentir bien, « chez soi », ou pour chercher du travail. C’est vraiment une auberge avec un esprit de cohésion très familial.

Le lendemain, je pars à la découverte de la ville avec Emeline, une amie arrivée en même temps que moi à l’auberge. Je commence par le CBD (Central Business District), le centre névralgique d’Auckland. La ville est agréable, les gens sourient et vous disent « bonjour » en croisant votre regard. Après un tour sur le port, je me dirige vers la Sky Tower pour une vue d’ensemble sur la ville et pour profiter du coucher de soleil. La Sky Tower, inaugurée le 3 mars 1997, fait partie d’un complexe appelé Sky City, comprenant deux restaurants, un hôtel et le plus grand casino de Nouvelle-Zélande. Avec ses 328 mètres de haut, c’est le plus haut édifice de l’hémisphère Sud. Par temps clair, on peut voir jusqu’à 82 kilomètres au loin.

En cette fin de dimanche, j’entame mes démarches administratives telles que la demande du numéro IRD, nécessaire pour travailler. Ce numéro est relié à votre compte en banque, à vos impôts et à votre taux d’imposition. Sans lui, impossible de travailler. En début de semaine, je reçois déjà mon numéro IRD, quelle rapidité ! Je peux donc ouvrir un compte en banque que je confirme dans la matinée, avant de continuer ma visite des nombreux parcs de la ville.

Je me dirige vers One Tree Hill, situé dans le Cornwall Park. One Tree Hill (Maungakiekie en maori), signifiant « colline de l’arbre solitaire », est une colline volcanique de 213 mètres d’altitude, couronnée par un petit cratère volcanique et un obélisque. Ce lieu historique important pour tous les Néo-Zélandais est également célèbre grâce à une chanson de U2. Lors de l’ascension, je suis entouré de nature et de chants d’oiseaux. C’est vraiment magnifique, je croise même des moutons en plein parc ! La météo est très changeante, passant par les quatre saisons en une heure. Je suis surpris par le nombre de points d’eau et de fontaines dans le parc. Arrivé au sommet, j’ai la tête dans les nuages et distingue difficilement l’obélisque. Je reviendrai une prochaine fois pour profiter de la vue à 360° que l’on m’avait promise.

Une fois rentré à l’auberge, je décide de me lancer dans la prospection pour le boulot ou chercher du HelpX ou Woofing, des plateformes de volontariat. L’objectif est de travailler 3-4 heures par jour en échange d’être logé, nourri et blanchi par l’hôte. Après plusieurs échanges avec d’autres PVTistes, je me sens un peu perdu sur ce que je veux faire sur ce début de mon PVT.

Mardi, je passe par le centre-ville pour rejoindre le parc de Constitution Hill, aux abords de la High Court d’Auckland, également connue sous le nom de High Court de Tāmaki Makaurau. La construction du palais de justice a commencé en 1865, et le bâtiment a été achevé en 1867. Le palais de justice s’appelait à l’origine la Cour suprême d’Auckland, mais le nom a été changé en 1980 pour laisser la place à une éventuelle nouvelle Cour suprême de Nouvelle-Zélande

Je visite également Albert Park, situé sur le site de l’ancienne caserne Albert, une des premières fortifications militaires européennes d’Auckland. Le parc abrite des arbres intéressants datant des années 1880 à la Première Guerre mondiale et des oeuvres d’art et monuments commémoratifs, comme un mémorial en marbre de la guerre des Boers et deux gros canons de campagne. Sous le parc, il y a les vastes tunnels d’Albert Park, construits en 1941 pour servir d’abris antiaériens. Ils ont été fermés avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dans Albert Park, je visite également la galerie d’art d’Auckland, (Auckland Art Gallery Toi o Tāmaki). Cette galerie publique possède la plus vaste collection d’art national et international de Nouvelle-Zélande et accueille fréquemment des expositions internationales itinérantes. Située au pied de la colline du parc Albert, la galerie a été fondée en 1888 en tant que première galerie d’art permanente de Nouvelle-Zélande. Le bâtiment abritait à l’origine la galerie d’art d’Auckland et la bibliothèque publique d’Auckland. On y trouve de très beaux tableaux, principalement représentant l’arrivée des Maoris ou des Européens en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’une partie consacrée à l’art international.

Myers Park est un parc étroit situé dans le centre d’Auckland, qui se caractérise par des pentes abruptes et herbeuses, couvertes d’un mélange de grands arbres exotiques et indigènes, dont une allée de grands palmiers. Ce parc est surprenant, entouré de toutes parts par les buildings. Enfin je rentre à l’auberge après une bonne journée de marche.

En ce mercredi 26 juin, je visite également le musée maritime de Nouvelle-Zélande (Hui Te Ananui A Tangaroa). Il abrite des expositions couvrant l’histoire maritime de la Nouvelle-Zélande, des premiers explorateurs et colons polynésiens aux triomphes contemporains de la Coupe de l’America. Le nom maori « Te Huiteanui-A-Tangaroa » se traduit par « détenteur des trésors de Tangaroa » (le dieu de la mer). Je suis marqué par l’accessibilité que la ville offre aux personnes à mobilité réduite. On trouve partout des infrastructures permettant aux PMR de participer pleinement à la vie de la ville.

Jeudi, accompagnée d’Emeline, nous partons pour Rangitoto Island, une des îles autour d’Auckland, à seulement 30 minutes de ferry du centre-ville. Rangitoto s’est formée il y a seulement 600 ans et est maintenant un volcan éteint. Les premiers humains à explorer Rangitoto étaient des Maoris. Ils ont nommé l’île « Le jour où le sang de Tamatekapua a été versé » (Te Rangi i totongia a Tamatekapua). En 1854, le gouvernement européen a acheté Rangitoto à ses propriétaires maoris pour 15 £. Elle est devenue un domaine public en 1890. En 1937, il y avait 101 baches (habitations) sur l’île, avec des fêtes, des courses d’enfants, des concours de pêche et des concerts régulièrement organisés.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Auckland craignait une invasion par la mer, et l’île a été fermée au public de 1939 à 1943. L’armée a modernisé les routes et construit un avant-poste radar sur le sommet de Rangitoto. L’ennemi n’est jamais arrivé, et aujourd’hui, on peut encore voir des vestiges de ces fortifications.

Sur l’île je réalise une randonnée de 15 kilomètres pour un total de 500m de dénivelé. Je suis frappé par la différence de flore entre les 2 îles qui sont reliées par un pont, Rangitoto qui est très chargée en arbre presque une jungle et l’île de Motutapu (en dessus au milieu) qui ressemble presque à un green de golf.

Pour finir la semaine, je continue de poursuivre des pistes pour le travail et des projections pour les prochaines semaines. Que vais-je visiter ? Que vais-je encore découvrir ?


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